dimanche 25 avril 2010

Le mollasson écrit.



Fin avril. Les jours rallongent. Le soleil est là. Et je n'ai le temps de penser à rien.

Une fin des cours marquée par des rires, des fous rires même, de la danse, un saute-mouton et des câlins, plein de câlins. Parfois, la nostalgie m'envahit et je me précipite sur mon iPhone pour revoir toutes ces photos et toutes ces petites vidéos prises pendant ces deux ans. Deux ans, c'est court. Deux ans, ce n'est rien et tant à la fois.

Le stage. Des débuts assez compliqués car ada-pta-tion. Beaucoup de "oh mon Dieu, je suis parti pour 6 mois", de "oh mais et après, je vais faire quoi ?", de "oh mais là en fait je viens de me prendre un méchant coup de vieux sans m'en rendre compte" et de "oh purée". Les jours passant, les "oh" se dispersent peu à peu et je commence à m'habituer à tout ça et à sympathiser avec les collègues. Il faut passer par là. Demain, j'entame ma troisième semaine à l'agence. 

Week-end ensoleillé. De la fainéantise. Une machine à café qui crache de l'eau par en-dessous. Des retrouvailles. Du rosé. De la vodka. Du Bacardi. La chambre du 20ème qui donne vue sur le tout Paris. Saint-Lazare en titubant. Des choses à moitié faites, à moitié dites. Les gros remords du dimanche (et les maux de tête aussi). Et des doutes. Toujours.

mardi 30 mars 2010

Silence.



Ce que ça fait de me dire que mes cours se finissent pour de bon demain ?

Beaucoup de choses.

Beaucoup.

Vraiment.

lundi 22 mars 2010

Je t'aime beaucoup.



Le printemps est là. Les premières gouttes de transpiration sur mon front. Le fait de ne pas trop savoir comment m'habiller. Le soleil, le vent, la pluie et le froid cohabitent. L'hiver se meurt. Doucement.

Avant-dernier lundi de cours. Je ne sais pas trop quoi ressentir ni quoi penser. Je vais à l'IUT, je bosse et je rentre chez moi. C'est tout. C'est uniquement au fil de ces lignes que je me rends compte de l'échéance. Je l'ai déjà dit, beaucoup de choses vont me manquer. Je quitte un monde à peu près "sûr" pour me diriger vers un autre avec bien plus de doutes et de questions. Mais bon. Ne t'inquiète pas lecteur (ou lecteuse d'ailleurs), tu auras droit à un autre article lorsque les cours seront définitivement terminés. Attends-toi à des phrases de dépressif, hein. En même temps, c'est presque de rigueur.

C'est vraiment étrange cette sensation de marcher vers l'inconnu. Je dors mal, je suis beaucoup plus pensif, j'écoute sans trop entendre, je fais des petits "blocages", j'ai une flemme immense de cuisiner, je suis épris d'un élan de nostalgie parfois au détour d'un couloir, d'une rue ou d'un café. Plein de choses occupent mon esprit ces temps-ci. Peu de choses me font rire maintenant. Putain, je vieillis.

mardi 16 mars 2010

Instant T.



Ce que ça fait d'entamer mes deux dernières semaines en tant qu'étudiant ? Oh, si peu.

Non, c'est juste horrible. Je flippe à mort.

Tant de questions. Trop peu de réponses. Parfois le flou total.

Les doutes, les remises en question de dernière minute. Les nuits, courtes.

Je ne suis pas sûr de moi. Pas sûr de mes envies, de mes motivations. Et il y a tant à faire. Une vie.

Bientôt, je vais entamer mon stage et je serai parti pour à peu près 6 mois. Et après ? Silence radio. Une possible inscription en fac, et encore.

Inconsciemment, je me laisse un peu porter par le vent. 

Je vais m'habiller. Aujourd'hui, mon avant-dernier cours de créa avec un prof qui nous surnomme affectueusement "bande de nazes". 

jeudi 18 février 2010

I'll be good.



Des petits vertiges de fin de soirée. Des petits maux de tête. Et des petits mots pour ce soir.

J'ai un oral de groupe demain. Un brief de lancement d'une marque fictive de prêt-à-porter pour homme. Smith & Smith. Tellement british. Un joli projet. Intéressant. On croise les doigts. C'est sans doute le dernier vrai gros projet de cette année ...

La masse de boulot encore. La pseudo trêve d'une semaine de vacances qui arrive. Un bouquin déprimant sur la face cachée des banques à finir. L'ultime mois de cours qui arrive à grands pas. Tout ça quoi.

Je vais sûrement me motiver pour aller voir l'installation de Boltanski au Grand Palais. C'est pour les cours mais ça m'intéresse aussi.

Tout passe trop vite. Une bonne petite cuite me ferait vraiment du bien.

dimanche 31 janvier 2010

Ahah.



Demain, on attaque Février. Purée.

Mon modem va mieux. Surtout parce que je l'ai échangé. Maintenant, je savoure un Internet nouveau, sans coupures.

J'ai envoyé mes conventions de stage à l'agence où je vais bosser à partir d'Avril. Je commence le 12. Et je serai censé finir le 12 Septembre. L'espoir que tout se passe pour le mieux. Que je vais apprendre. Que je vais y rester.

Les profs sont vraiment étranges en ce moment. Ils ont le don de plomber l'ambiance. Des remarques impertinentes, infondées. J'aimerais retourner au premier semestre, celui où j'apprenais vraiment, celui où quasiment tous les profs étaient dotés d'un cerveau, un vrai. M'enfin. Il ne me reste que deux mois de cours. Deux mois. Pas deux ans, pas un an. Deux mois. Mis à part les profs, c'est un peu ma vie d'étudiant que je vais quitter. Et tout ce qui va avec. La transition sera violente. Je m'y prépare.

La semaine dernière, je me suis détruit les contours de ma bouche juste après m'être rasé. C'était horrible. Je ne ressemblais à rien. On aurait dit une espèce de vampire qui saignait des contours de la bouche. Oui voilà, je ne ressemblais à rien.

Hier, en triant mes chaussettes et mes boxers après être revenu de la laverie, j'ai fait la rencontre d'une illustre inconnue : une petite chaussette noire. Je l'ai foutue à la poubelle.

Je suis clairement en manque d'euphorie ces temps-ci. Les jours passent et finissent par se ressembler. Il me faut quelque chose.

Quelque chose.

mardi 12 janvier 2010

Petit chou.




Janvier file.

Je capte le Net périodiquement chez moi. Mon modem a l'air grippé. Les LED clignotent assez souvent. Les couleurs sont plutôt sympa. Les conversations sur Facebook interrompues tout le temps un peu moins. Je vais songer à appeler la hotline. Attention, danger.

Ambiance morose.

Certaines choses bouleversent. Vraiment. J'ai appris par mes parents le décès de la fille d'une amie très proche de la famille. Lina. Une petite fille pleine de vie de 11 ans foudroyée par une leucémie, à Casablanca. Les cheveux frisés, le teint mat, un regard pétillant, un sourire, une joie de vivre. Tout ça s'est éteint brutalement. Personne ne s'y attendait. Et elle est partie en laissant seule sa maman et son petit frère. Je suis profondément choqué et je pense à eux, là-bas. Les mots manquent et manqueront toujours.

Avancer. Avancer parce qu'il faut avancer. Avancer parce que regarder en arrière rend aveugle.

J'essaie de tracer ma route. A tâtons. J'ai commencé à envoyer des candidatures pour mon stage à venir en avril. En quelques jours, j'ai obtenu un entretien dans une jolie agence de pub, toujours sur Paris, dans le 17ème. Ca s'est très bien passé. La Directrice de la Créa est vraiment sympa et la CR (conceptrice-rédactrice, va falloir t'habituer à ce genre d'initiales, lecteur) qui m'a accompagné pendant l'entretien est un sucre. Je suis pris pour 6 mois. Comme je n'ai pas encore de convention, je vais profiter d'attendre d'autres réponses afin de tenter un ou deux autres entretiens, histoire de.

Tu sais, aujourd'hui, j'ai porté une perruque en cours. Un peu mal en point la perruque d'ailleurs mais bon. Ca m'a rappelé le théâtre. Ah le théâtre. Il faudrait vraiment que je prenne le temps de m'y remettre. Peut-être pendant mon stage tiens. M'enfin ça serait sûrement stupide étant donné que les cours auront commencé depuis méga longtemps, mais bon.

mercredi 6 janvier 2010

All wrong.




A toi qui me lis. Bonne année 2010. Je trouve ça un peu moche, "2010". Ca sonne un peu trop "2020", tu n'trouves pas ?

Ok, ça craint un peu comme façon d'inaugurer mon premier article de cette année. Mais à cette heure-ci, les phrases recherchées, originales et tout, c'est pas trop mon fort.

Comme prévu, au réveillon, j'ai dansé n'importe comment. J'ai ri. Et j'ai bu un peu de tout. Cette année, j'ai été chargé de ramener "un truc sucré". J'ai pensé à des bûches. Et comme prévu, au moment d'arriver à la soirée, je les ai oubliées chez moi. Donc retour chez moi. Et finalement ... on ne les a pas mangées. Ahah.

Cette reprise a été vraiment relou. En tout point. Le premier cours : communication interpersonnelle, en anglais. Imagine. C'était tellement horrible cette heure. Tellement mort.

En ce moment, je dors mieux. Faut dire que je pense moins. Ca fait beaucoup de bien de penser à moins de choses. Ca libère. Ca éclaircit.

Dimanche, ma Nonna m'a laissé quelques tranches de foie gras. Là, il m'en reste une. Finalement, je n'en ai pas été si soûlé que ça. Et avec de la confiture de figues, c'est é-norme. Vachement gras, vachement sucré donc énorme quoi.

Demain, j'ai mon partiel de Droit. C'est le seul exam de Droit du semestre. J'ai donc intérêt à ne pas me planter. C'est précisément pourquoi j'ai révisé à l'arrache, tout à l'heure, après manger. Relire un cours a le don de m'ennuyer. Ca sert tellement à rien ça aussi ...

Je vais essayer de commencer à envoyer quelques candidatures pour mon stage. Je ne sais pas trop où encore. Je vais éviter d'être trop ambitieux et ne pas trop m'attarder sur les grosses agences de pub. J'espère me faire embaucher, donc bon. De toute façon, je ne m'attends pas à un miracle. Je vais sûrement faire mes 6 mois de stage et c'est tout. Après, ça sera ce que l'on appelle la galère, la vraie. Celle où tu passes des pseudo-journées de vacances tout en recherchant un boulot avec ta mère derrière qui te demande "alors, ça en est où ?" quasiment tous les jours. Tu vois un peu le genre ? Bref, j'essaie de me préparer psychologiquement à tout ça. Quitter une vie d'étudiant, c'est vraiment, vraiment, vraiment particulier. C'est un peu comparable au passage ado / adulte mais avec l'acné en moins.

Bon, y a pas grand-chose d'intéressant à la télé. Au lit.